Union Royal des Ruchers Wallons

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Visite au rucher de la Mazerine
12 avril 2008


Voici le compte rendu de la conférence du 12 avril 2008 : Visite au rucher de la Mazerine chez Monsieur Robert Michiels tel que paru dans "La planche d'envol... papier"

        " Samedi 12 avril, arrivé une heure plus tôt à la ferme Malplaqué et surprise ! Il n’y a pas beaucoup de monde présent pour cette visite. A l’heure, nous nous organisons pour le départ. Il faut tout de même prendre deux voitures. Après s’être un petit peu perdus dans Genval, nous arrivons finalement avec un quart d’heure de retard chez Monsieur Robert Michiels. Sur place, nous retrouvons quelques membres venus directement mais nous restons toutefois peu nombreux pour une visite qui s’annonce d’ores et déjà passionnante.
       
        Après les salutations d’usage, le parcours commence sur le terrain de tennis, enfin ancien terrain reconverti en chenil et aujourd’hui en rucher d’élevage de reines. Mais pour l’heure, il ne s’y trouve que les ruchettes de secours et quelques vielles ruches à quatre compartiments vides comme celles utilisées par le frère Adam. Nous distinguons également les supports des 130 Apidea présentes au moment de l’élevage royale proprement dit. Celui-ci est réalisé au départ de reines sélectionnées venant tout droit du Danemark et par fécondation naturelle grâce à l’abondance de mâle de qualité dans le secteur. Cette abondance est rendue possible par la distribution de reines aux apiculteurs du voisinage.

        Ensuite, nous nous dirigeons vers le rucher situé aux abords de la maison. Les quatre autres ruchers étant éloignés de la propriété ne seront pas visités. Là, nous pouvons observer quelques ruches de production placées dans un cadre idyllique dans un environnement en perpétuel changement comme le montre l’abris en construction qui servira lors du peuplement des Apidea. Ce peuplement pourra dès lors s’effectuer même par temps pluvieux. Mais avant de débuter la visite du rucher proprement dit, nous poursuivons notre périple vers l’emplacement du rucher école ; les cours étant donnés en collaboration entre « Le Cercle des Apiculteurs Buckfast de Rixensart et environs » et « La Section Apicole des Ardennes Brabançonnes ». Le principe des cours est plus ou moins semblable à ce qui se fait à Fosses-la-ville. En début de cours, l’élève achète une ruche qu’il doit préparer à recevoir un nuclei. Ce nuclei devra être développé pour obtenir l’année suivante une colonie forte apte à donner une première récolte de miel. Pour ce faire, les élèves sont suivis par groupe de 4 ou 5 par un apiculteur formateur. Lors de la seconde année, les participants sont également formés à l’élevage de reines.

        Après ces quelques explications sur la formation de futur apiculteur, nous retournons au rucher où la visite se poursuit dans le local réservé à l’élevage des reines. Ici, nous est conté l’histoire de l’œuf à la future reine telle qu’elle se vit ici ; à savoir ponte et naissance dans la ruche raceuse, prélèvement et dépose dans une cupule de la jeune larve par picking sous la lumière froide d’une fibre optique, passage éclair de 24h dans le starter (une ruche orpheline peuplée d’un maximum de jeunes abeilles spécialement pour l’occasion) et transfert dans le finisseur jusqu’à operculation. Et enfin, après la nymphose effectuée en couveuse, la jeune reine naît dans une mini Apidea.

        Sorti du local, nous nous arrêtons devant une ruche plus grande que la norme. C’est le finisseur de type italien, c’est-à-dire une ruche double à trois compartiments séparés entre eux par des grilles à reines. Les deux extérieurs abritant chacun (en saison) une colonie forte. La partie centrale, large de 5 cadres, sert à accueillir le cadre porteur des cellules royales. Celui-ci est entouré de part et d’autre par un cadre de couvain à naître et un de nourriture.

        Enfin, vient le moment de voir des abeilles avec la visite d’une des ruches extérieures. D’une douceur extrême, les ouvrières sont en pleine effervescence en préparation de la future miellée de printemps. Ici et là, on peut déjà distinguer les premiers jeunes faux-bourdons de la saison. Et au détour d’un cadre, la reine nous a même fait l’honneur de se monter.

        Et si, avant notre passage à la miellerie, on pouvait se demander comment faire rentrer un éléphant dans un trou de souris, ce n’est plus le cas maintenant. Dans un local exigu, chacun des instruments nécessaires trouve sa place au bon endroit afin d’optimiser au mieux le travail sur la chaîne de récolte du miel.

        La visite se termine, trop vite, par un goûter offert par la maison, tarte et café au menu et cerise sur le gâteau une dégustation de différents miels du monde.

         Mais, même si personne n’en avait vraiment le souhait, l’heure de quitter notre hôte approchait. Et bien qu’ayant déjà bien profiter de son hospitalité, à l’heure des remerciements et des au revoirs, nous recevions pour la route chacun un pot de miel de sa production.

        Pour conclure, je terminerai par présenter à nouveau à Monsieur Robert Michiels, au nom de tous les participants à la conférence, nos plus vifs remerciements pour cette journée passionnante et riche en enseignements autant pour les plus jeunes que pour les apiculteurs chevronnés. Et je rajouterais une dernière chose, les absents ont toujours tort mais pour ceux là et les chanceux présents, vous pouvez retrouver les photos de la visite et quelques infos complémentaires sur le site « www.laplanchedenvol.be ». "